Chronique de ma passion pour l’intelligence artificielle

L'apprentie, Manon De Pauw
L’Apprentie, Manon DE PAUW

Je me suis d’abord intéressé à l’intelligence artificielle il y a environ 40 ans. J’avais alors douze ans et je lisais en moyenne deux livres par jour, chaque jour. Il n’y avait pas d’internet à l’époque! Un de mes auteurs favoris était Isaac Asimov. J’ai tout de suite été fasciné par ses histoires de robots, par les Trois Lois de la Robotique qu’il a inventées, et par les puzzles et contradictions tant éthiques qu’existentiels qui pouvaient (pourront?) en résulter.

Les Trois Lois de la robotique (version simplifiée):

  • Première Loi : Un robot ne peut faire de mal à un humain.
  • Deuxième Loi : Un robot doit obéir aux humains, sauf si ce faisant il contreviendrait à la première loi.
  • Troisième Loi : Un robot doit se défendre sauf si, ce faisant, il contreviendrait à une ou l’autre des deux premières lois.

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Un peu plus tard, j’ai eu la chance d’être de la première génération d’adolescents ayant accès à un ordinateur à la maison (merci Léo, et longue vie au Vic 20!).

Commodore Vic-20

Je me suis immédiatement mis en tête de programmer cette petite merveille afin qu’elle me batte à quelques jeux. Mes tout premiers programmes étaient :

  • Un clone de Pac-Man, avec des fantômes qui me poursuivaient à travers un labyrinthe autogénéré.
  • Un missile autoguidé tentant d’atteindre – et de détruire – mon avion sans défense.
  • Un joueur capable de me mettre échec et mat à tous les coups avec une dame et un roi contre mon roi solitaire. Vous croyez que c’est facile? Rappelez-vous que ce programme résidait dans un total de 8KO de mémoire, incluant une interface graphique représentant l’échiquier et les pièces du jeu!
  • Un programme pour résoudre le problème des Tours de Hanoi pour n’importe quel nombre d’anneaux. J’ai écrit ce programme sans faire appel à la récursivité (un concept que je ne connaissais même pas à l’époque), après avoir observé un expert du domaine, mon ami Louis-Stéphane Trudel. Il était le génie de l’équipe, alors que je n’étais moi-même que l’interprète et le traducteur de ses intuitions en algorithmes et en instructions pour l’ordinateur.

Salutations de Joshua (WarGames, 1983)

Ensuite est venu WarGames, le film avec Matthew Broderick. Le concept même de vouloir comprendre la « psychologie » d’un ordinateur via une interface en langue naturelle (aujourd’hui on dirait plutôt : un « chatbot ») était pour moi tellement irrésistible que j’ai tout de suite voulu écrire mon propre engin, générique et universel bien sûr, de traitement du langage naturel. Inutile de préciser que les résultats n’ont pas exactement été à la hauteur de ces belles ambitions. 😊

Quelques années plus tard, j’ai commencé une maîtrise en systèmes experts (c’est comme ça qu’on parlait d’intelligence artificielle à l’époque, si on ne voulait pas faire peur au patron). J’ai eu l’opportunité d’apprendre les concepts et rudiments de plusieurs paradigmes de programmation adaptés à la résolution de problèmes cognitifs complexes. Le cours de mathématique sur les systèmes formels aurait été une catastrophe, n’eût été le fantastique livre Gödel, Escher, Bach: An Eternal Golden Braid, de Douglas Hofstadter, que j’avais tout à fait par hasard commencé à lire à la même période. Le cours qui m’a vraiment allumé cependant est celui sur les aspects philosophiques de l’intelligence artificielle; il m’a permis d’approfondir ma pensée sur les notions de libre arbitre, d’autodétermination et d’autopoïèse. Je n’ai malheureusement jamais complété cette maîtrise, ayant finalement trouvé ma véritable passion : l’entrepreneuriat! Avec un petit pincement au cœur, mais sans regret, j’ai tout arrêté pour me consacrer cœur et âme dans la création et le développement de la compagnie de logiciel Xpertdoc.

Je prends présentement une pause de l’entreprise que j’ai fondée, alors j’en profite pour revenir aux racines de ma passion pour l’informatique : l’intelligence artificielle. Réalistement, il est maintenant trop tard pour apporter une contribution quelconque à la recherche fondamentale. Je crois cependant que mon expérience des affaires et mon leadership acquis et développé au cours des vingt dernières années peuvent être mis à contribution pour participer à la transition et à l’adaptation des dernières avancées du domaine à leur application pratique en industrie. Avec l’arrivée de puissants algorithmes et plateformes, maintenant disponibles à un prix de plus en plus modique ou même gratuitement, les outils d’apprentissage automatique (« machine learning ») sont en passe de devenir essentiel à l’arsenal de toute entreprise et organisation, peu importe sa taille et son domaine d’affaires. Un avantage concurrentiel important sera imparti à ceux qui sauront le mieux en tirer parti, alors que les autres risquent fort de voir leur compétitivité s’effriter à un rythme sans précédent.

Stanford University Machine Learning Online Course

Après avoir fait le tour des offres de cours sur l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique, j’ai décidé de m’inscrire au Stanford University’s Machine Learning Course by Professor Andrew Ng. Ce programme de 12 semaines semble être d’assez haut niveau pour fournir une bonne vue d’ensemble du domaine, tout en traitant le sujet avec suffisamment de profondeur pour donner plus qu’un simple aperçu général. Je partagerai ici mes progrès – et mes défis aussi! – de semaine en semaine.

Qu’en est-il pour vous? Avez-vous vu également une passion de longue date pour le sujet, ou s’agit-il d’un intérêt récent? Comment prévoyez-vous vous mettre à jour et demeurer au fait des tendances, évolutions et développement du domaine?


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Francis Dion est un entrepreneur techno et un mentor. Passionné par l’intelligence artificielle, le blockchain, le leadership, l’entreprenariat, la vente et le marketing.

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